Déclarations contradictoires de Frogier

Publié le par pidjot charles

Quelques déclarations de Pierre Frogier…
 
Entre reconnaissance et contradiction… l’Accord de Nouméa remise en question.
 
Pierre Frogier veut faire de l’accord de Nouméa une lecture toute personnelle. Dans sa stratégie de combat politique contre l’Avenir-Ensemble pour récupérer sa place d’interlocuteur privilégié des indépendantistes, P.Frogier n’hésite pas à brandir le spectre de la peur et menacer le FLNKS sur des thèmes qui font l’objet d’équilibre de l’Accord de Nouméa , notamment le corps électoral calédonien.
Ayant remporté le premier round en éliminant l’avenir-Ensemble au premier tour des législatives, il en retire une certaine autosatisfaction et justifie par le dénigrement « qu’une troisième force bâtie sur l’accord de Nouméa n’a aucun sens. Et même si c’est prétentieux de le dire, je sais que la Calédonie a besoin d’un Rassemblement fort, et que le FLNKS a besoin aussi d’un Rassemblement fort. »(LNC du 14 juin 2007).
 
Analysons les propos contradictoires de P.Frogier entre 1998 (année de la signature de l’Accord de Nouméa) et 2006.
  
Sur le Préambule de l’Accord de Nouméa
 
Reconnaissance en 1998…
« Ce texte ne constitue ni un acte de contrition, ni de repentance, mais simplement la reconnaissance de l’identité propre des kanak, de leur dignité et d’un passé parfois douloureux. » (Pierre Frogier – Assemblée Nationale 11 juin 98)
 
Et contadiction en 2007.
« Je n’accepte pas qu’on continue à faire croire que le kanak est au centre du dispositif… Le préambule de l’Accord de Nouméa était un grand moment. Et bien, on en reste là ! » RRB le 24 avril 2007.
 
Sur le Corps électoral :
 
Reconnaissance en 1998…
« C’est une des concessions faites dans la logique des Accords de Matignon. On sait bien que lors de la signature de ces accords, le corps électoral a été limité, puisqu’il fallait dix ans de présence pour participer au scrutin d’autodétermination » (RRB le 6 08.98.)
 
Et contradiction en 2006
Contrairement à ce qui est indiqué à deux reprises dans l’exposé des motifs du projet de loi constitutionnelle, cette restriction du droit de vote ne correspond pas aux intentions des signataires de l’accord de Nouméa. Jamais le RPCR, devenu Rassemblement-UMP, n’a donné son accord à un tel dispositif. (Assemblée Nationale 14 novembre 2006)
 
Sur l’Accord de Nouméa :
 
«  Je me considère comme totalement désengagé de ma signature. Il faut retrouver un rapport de force majoritaire. Les indépendantistes ne connaissent que cela ! » (Les Nouvelles 21.12.06).
 
Sur CHIRAC :
 
Propos en 2006…
« Par ailleurs, il est inexact d’affirmer que le Président de la République se serait engagé sur le fond de cette affaire. Que ce soit à Paris en juillet 2002 ou en Nouvelle-Calédonie en juillet 2003, il s’est certes engagé à résoudre ce problème avant la fin de son quinquennat, mais sous réserve qu’un consensus local soit trouvé. » (Assemblée Nationale 14 novembre 2006)
 
Propos en 2007.
« Jacques Chirac a voulu laisser sa marque dans l’histoire…. Ce tiers-mondiste, cet admirateur des Arts Premiers, a voulu marquer sa repentance de l’affaire d’Ouvéa. C’est la décision d’un seul homme pour s’absoudre, en son âme, d’une responsabilité qu’il partage d’ailleurs largement avec Mitterrand » (Les Nouvelles 2 mars 07).
 
Sur l’Usine du Nord :
 
« Nous affirmons que les pouvoirs publics ont le devoir de se mobiliser, de tout mettre en œuvre pour faire naître de grands projets, tant ces réalisation industrielles conditionnent notre avenir. Il faut s’imprégner de cette vérité : il n’y a pas de concurrence entre les usines du Nord et du Sud. » Discours de politique générale – Congrès de la NC le 9 mai 2001.
 
« Rien n’avance. Dang et Néaoutyine nous baladent. La SMSP n’est que l’outil d’un homme d’affaires et d’un clan politique au service d’une politique marxiste, qui vise à collectiviser les richesses et les outils de production ». (Les Nouvelles 5 septembre 2006).
 
 

Publié dans politique

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