P. NEAOUTYNE APPELLE AU VOTE FLNKS LE 17 JUIN

Publié le par pidjot charles

 
LE 17 JUIN 2007
Elisons nos députés !
 
Le 17 juin 2007, les deux députés élus vont siéger jusqu’en 2012.
A l’Assemblée Nationale, ils participeront aux débats qui engagent les pouvoirs de l’Etat. Or, l’Etat est précisément engagé dans la parole donnée dans l’accord de Nouméa aux côtés du FLNKS et du RPCR, le 5 mai 1998.
 
L’Accord de Nouméa est un accord politique librement négocié et librement consenti entre les signataires, approuvés par l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en congrès du Parlement à Versailles le 6 juillet 1998 et depuis, porté au titre XIII de la constitution de la IVème République.
 
Cet accord, approuvé à 72% par les citoyens calédoniens, est notre feuille de route consensuelle pour 15 à 20 ans. Ces citoyens calédoniens ont été confortés dans leur responsabilité à décider de l’avenir du pays entre 2014 et 2020, et surtout des affaires du pays à l’occasion des élections aux provinces et au congrès avec le rétablissement du corps électoral restreint approuvé par le dernier congrès du parlement le 19 février 2007. L’Accord de Nouméa a très clairement décidé d’un processus de décolonisation et crée un statut « sui generis » pour un pays en devenir doté d’une identité propre.
 
Les deux députés élus à l’Assemblée Nationale le 17 juin 2007 auront à siéger un quinquennat déterminant pour asseoir entièrement une mise en œuvre de l’Accord de Nouméa active, sereine, loyale et surtout respectueuse de son équilibre politique.
 
Pour cela, nous ne pouvons compter que sur des députés qui agiront réellement :
-          pour que l’Accord de Nouméa et le statut évolutif de la Nouvelle-Calédonie ne soient pas manipulés à des fins électorales ou pour des enjeux de politique intérieure,
-          et pour que l’Etat tienne ses engagements et ses responsabilités dans le soutien du projet industriel du Koniambo et au rééquilibrage en faveur de l’intérieur et des Îles, et surtout, pour organiser le transfert prévu des compétences dans des conditions acceptables pour un exercice normal par la Nouvelle-Calédonie.
 
Pierre Frogier, Président du Rasemblement-UMP, qui compte sur l’effet Sarkozy et une grande « vague bleue » a fait campagne et annoncé la « rupture » avec l’Accord de Nouméa en se revendiquant de ce principe politique prôné par le nouveau Président de la République.
 
Ce projet est au contraire une tentative de retour en arrière à la période pré-accords où le RPCR utilisait sa complicité avec sa majorité politique nationale pour manœuvrer le pouvoir de l’Etat à l’avantage des intérêts financiers, économiques et politiques de ses seuls ressortissants.
 
Laisser élire les candidats Rassemblement-UMP, G. Yanno et P. Frogier, et permettre ce retour en arrière au rétablissement des liens coloniaux avec l’Etat, c’est rompre le contrat de confiance politique qui est le garant de la sérénité nécessaire à la construction d’un destin commun qui n’est possible qu’avec la réussite d’un réel processus de décolonisation tel qu’engagé avec l’Accord de Nouméa.
 
  
 La « rupture » avec une prétendue « lecture socialiste » ou « indépendantiste » de l’Accord de Nouméa n’est qu’un argument bassement électoral destiné à draguer les électeurs français exclus du « corps électoral spécial », en sacrifiant les intérêts à long terme des citoyens calédoniens.
 
Pierre Frogier et le Rassemblement-UMP veulent calquer à la Nouvelle-Calédonie la concept de « rupture » en oubliant que N. Sarkozy, dans son discours d’investiture s’est revendiqué par deux fois du respect de la « parole donnée » et depuis, prône l’ouverture de son gouvernement à la gauche et au centre pour se garantir une large majorité à l’Assemblée Nationale.
 
Pierre Frogier veut-il re-doter la Nouvelle-Calédonie à nouveau d’un statut colonial comme à la belle époque en excluant la reconnaissance du peuple kanak et la nécessité de décolonisation au motif d’une « repentance » dépassée et surtout en annulant la citoyenneté calédonienne et ses attributs ?
Ses incessantes attaques contre le projet Koniambo et le rééquilibrage en faveur des provinces Nord et Îles, comme des mesures sociales prises depuis début 2004 par le gouvernement Thémereau et l’Avenir Esemble sont-elles des signes annonciateurs de l’action anti-accord de Nouméa que Pierre Frogier et le Rassemblement-UMP comptent amplifier avec un nouveau mandat, à l’encontre de la voie d’émancipation ouverte par l’Accord de Nouméa ?
 
Au contraire, il nous faut des portes-paroles pour défendre l’Accord de Nouméa, pour plaider l’action de l’Etat en faveur de la décolonisation et son soutien au rééquilibrage par la formation des citoyens et les projets industriels et de développement structurant.
 
Cet enjeu justifie largement la présence de nos candidats à ces élections législatives 2007 parce que nous avons besoin de défendre nous-mêmes les acquis de la lutte du peuple kanak et préserver les droits ouverts à tous les citoyens calédoniens par l’Accord de Nouméa.
 
Citoyens calédoniens, le dimanche 17 juin 2007,
Votons nombreux pour élire :
 
Charles PIDJOT et Aloisio SAKO
dans la 2 ème circonscription
Charles WASHETINE et Yvonne HNADA
dans la 1 ère circonscription

 
Paul NEAOUTYNE
Signataire FLNKS
de l’Accord de Nouméa

Publié dans SOUTIENS

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