Portrait de Charles Pidjot

Publié le par pidjot charles

Extrait du quotien les nouvelles-calédoniennes www.info.lnc.nc

Je crois profondément à une Calédonie multiraciale et fraternelle, pour peu que l’on ne raisonne pas à partir de son portefeuille ou de la seule Nouméa.

C’est rare en politique, un optimiste qui croit en la capacité des Calédoniens de puiser en leur histoire commune, au-delà des idéologies, pour asseoir leur futur. Un humaniste, ce Charles Pidjot, parce qu’il croit en ce qu’il y a de bon en l’homme.

C’est un des plus jeunes de la campagne. Seulement 45 ans, mais un long passé militant à l’Union calédonienne. Il n’est pas « entré » en politique, il y est né, dans le berceau UC de La Conception.
 
Neveu de Roch le député, fils de Philémon, frère de Raphaël, le directeur de la SMSP trop tôt disparu, il a commencé à exercer des responsabilités en 1981 au sein de la section de base du Mont-Dore.

Électricien à Doniambo, Charles Pidjot, que tout le monde appelle Charly, a commencé par coller des affiches avant de gravir les échelons du parti.
 
Secrétaire général de l’UC pendant les Evénements, membre de l’équipe de négociateurs de Jean-Marie Tjibaou, signataire des accords Oudinot et de Nouméa, chargé de mission pour la province Nord auprès de Léopold Jorédié, élu de la province Sud de 1999 à 2004 et disparu du paysage institutionnel à cause des « bêtises » de la désunion indépendantiste, il a traversé toutes les turbulences de l’UC.

Pour Charly Pidjot, le vieux slogan de l’Union calédonienne, « deux couleurs un seul peuple », est toujours d’actualité. « On ne met pas les couleurs en opposition, dit-il. Dans nos écoles, dans nos institutions, rien n’a été noirci. Ce n’est pas parce qu’il y a une discrimination positive, comme dit Sarko, qu’il y a ségrégation.
Tout le monde se retrouve sur le destin commun.
 
Ce qui est superbe, en Calédonie, c’est qu’au-delà des positions politiques officielles, les Calédoniens se retrouvent dans l’arrière-cour, parfois en se cachant. Mais pourquoi faudrait-il se planquer pour faire de la politique ? Si on n’arrive pas à dépasser cet état d’esprit, je vois mal comment on va continuer à construire notre pays. »

La Calédonie, estime Charly Pidjot, est plus métisse qu’elle ne l’admet officiellement. « On a besoin, dit-il, de concepts idéologiques pour avancer. Mais il y a de réelles valeurs de partage entre nous si l’on accepte de faire un retour sur soi et sur le pays, pas pour revendiquer une place mais pour retrouver une identité, une appartenance. C’est ce que j’aime. Je crois profondément à une Calédonie multiraciale et fraternelle, pour peu que l’on ne raisonne pas à partir de son portefeuille ou de la seule Nouméa. »
Car l’âme de la Calédonie est en Brousse, là où les gens de la ville montent le week-end pour aller puiser aux racines du pays.
 
 

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